Critère quantitatif

Sûreté

Une commune avec « zéro fait de délinquance » et 800 habitants n'est pas un sanctuaire — c'est la marge d'erreur statistique. Notre correctif évite de sur-noter mécaniquement les très petites communes.

Pourquoi c'est important

C'est souvent le premier critère cité à l'achat, mais c'est aussi le plus mal utilisé. Une commune de 1 300 habitants avec 2 cambriolages dans l'année peut statistiquement paraître plus dangereuse qu'une grande ville qui en a 200 — c'est absurde. Nous corrigeons ce biais pour donner une image honnête du risque vécu.

Comment on calcule

Nous partons du taux brut (faits observés ÷ population) issu des statistiques ministérielles. Pour les communes de moins de 2 000 habitants, nous appliquons un lissage bayésien qui tire le score vers la moyenne régionale. Plus la commune est petite, plus le score se rapproche de la moyenne — parce qu'avec peu d'habitants, le hasard joue un rôle trop important dans le ratio.

Sources

  • DataGouv — statistiques de la délinquance enregistrée (Ministère de l'Intérieur)
  • Données annuelles consolidées

Mise à jour : Annuelle (publication SSMSI de février).

Échelle de lecture

  1. 4.0 - 4.63

    Taux de faits très bas, territoire rural éloigné, pas de grande route traversante.

    Exemples : Brindas, Vaugneray, Morancé, Saint-Romain-de-Popey

  2. 3.0 - 4.0

    Territoire rural ou périurbain résidentiel calme.

    Exemples : Pommiers, Lachassagne (après lissage), Curis-au-Mont-d'Or

  3. 2.5 - 3.0

    Niveau moyen, commune en voie d'urbanisation, passages fréquents.

    Exemples : Neuville-sur-Saône, L'Arbresle, Anse

  4. 1.5 - 2.5

    Niveau inférieur à la moyenne régionale — souvent commune de passage ou densité élevée.

    Exemples : Communes de l'axe autoroutier, certaines zones denses

  5. 0 - 1.5

    Niveau significativement au-dessus de la moyenne. Attention : consulter chiffres bruts en complément.

    Exemples : Centres urbains denses principalement

Ce que ce critère ne mesure pas

  • Le risque perçu par les habitants (la sensation de sécurité peut différer du taux statistique).
  • Les incivilités ou nuisances de voisinage (non remontées dans les statistiques ministérielles).
  • L'évolution dans le temps — nous prenons le taux de la dernière année disponible, pas une tendance.

Limites et biais

Trois limites importantes. (1) Les communes de très faible population gardent une incertitude statistique même après lissage — notre score est une estimation prudente, pas une vérité. (2) Les faits de délinquance de voie publique (ex. vol sur parking) peuvent pénaliser injustement une commune traversée par un axe majeur sans que ses habitants soient touchés. (3) Le classement ministériel regroupe des faits de nature très différente — un cambriolage, un vol à la tire et une agression pèsent pareil, ce qui n'a pas le même impact sur le quotidien.

Questions fréquentes

Vous lissez les petites communes — est-ce qu'un vrai problème de sécurité ne serait pas caché ?
Non. Le lissage ne masque pas un problème structurel. Si une commune a un taux persistant et élevé sur plusieurs années, le score reste bas même après lissage. Le lissage corrige uniquement l'effet 'année anormale' sur petit échantillon.
Comment vérifier les chiffres bruts par moi-même ?
Les données sont publiques sur DataGouv — section SSMSI. Tapez le code INSEE de la commune, vous aurez le détail par type de fait.
Pourquoi ne pas afficher le nombre brut de faits ?
Parce que sans contexte (population, année, type de faits), le chiffre brut induit plus en erreur qu'il n'informe. Le score synthétique est plus honnête pour une vision rapide.

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